Le développement durable : de quoi s’agit-il?
Il y a déjà trente ans, l’ONU appelait une
meilleure prise en compte de l’environnement dans l’activité
humaine (Stockolm 1972).
La
Commission mondiale pour l’environnement et le développement,
dite " Brundtland " (du nom de sa présidente),
a donné une définition du développement durable
qui est désormais reconnue dans le monde entier.
Il s’agit d’un développement "qui
répond aux besoins du présent sans compromettre les
capacités des générations futures à
répondre aux leurs."
Face aux catastrophes écologiques, sanitaires, industrielles
auxquelles nous sommes de plus en plus confrontés, le développement
durable propose de faire évoluer les comportements et modes
d’action de tous les acteurs de la société.
C’est l’ensemble de la société
(gouvernements, collectivités locales, entreprises, associations,
particuliers…) qui est concernée et nous avons tous
un rôle à jouer. Cette démarche ne peut
réussir que si le citoyen se sent responsable des progrès
à accomplir et y participe tant dans ses activités
professionnelles que privées.
L’esprit
du développement durable se décline à tous
les niveaux (à l’échelle individuelle et locale
comme celle de la planète), et se transpose à tous
les sujets de la vie quotidienne comme toutes les disciplines. Ainsi,
démographie, développement économique, urbanisme,
déplacements, lutte contre la pollution, protection de l’environnement
sont intimement liés, c’est là tout l’enjeu
et la difficulté… du PDU.
Déplacements + développement durable
= mobilité durable !
1 million de déplacements quotidiens sur l’agglomération
toulonnaise ! Nous sommes en face d’un système
fondé presque exclusivement sur l’usage de la voiture
particulière : pollution, bruit, conséquences préjudiciables
sur le climat, l’environnement et la santé, encombrement
de l’espace public, insécurité routière...
C’est à chacun d’entre nous de découvrir
de nouvelles habitudes de déplacements plus modernes, plus
respectueuses de notre environnement.
Mobilité durable : avoir les bons gestes
Je
privilégie les transports en commun, le vélo, le roller,
la trottinette ou la marche à pied, surtout si j'ai à
effectuer un court trajet en ville. J'évite ainsi
de perdre du temps dans les embouteillages ou dans la recherche
d'une place de stationnement souvent payante. Le secteur des transports
représente 25 % de la consommation mondiale d'énergie
commerciale et utilise la moitié du pétrole produit
dans le monde.
Si je suis obligé(e) d'utiliser ma voiture, je
démarre en douceur pour éviter une surconsommation
coûteuse et de forts rejets polluants et je conduis en souplesse,
ce qui représente plus de 40 % d'économie en terme
de consommation d'essence et de rejets d'émissions polluantes.
Je respecte les limitations de vitesse, ce qui renforce la sécurité
routière et réduit aussi la pollution. La consommation
annuelle d'essence par les automobiles rapportée au nombre
d'habitants reflète une grande disparité entre riches
et pauvres. Elle est de 31 litres en Afrique subsaharienne, de 50
litres en Asie, pour atteindre 427 litres en Europe occidentale
et 1637 litres en Amérique du Nord !
Je propose à mes voisins de partager la même
voiture. Au-delà de la diminution de la pollution,
le covoiturage divise les frais de déplacements entre les
différents occupants du véhicule et favorise la convivialité.
L'homme est responsable de l'accroissement de l'effet de serre (notamment
le gaz carbonique) et donc du réchauffement planétaire.
Depuis 1900, les concentrations de gaz à effet de serre ont
augmenté de 50%, provoquant un réchauffement de la
planète de 0,6° C.
Je n'oublie pas de faire contrôler régulièrement
ma voiture ou ma moto, notamment le filtre à air
et le pot d'échappement. Une voiture bien réglée
représente 20% de pollution en moins et 10% de carburant
économisé. Par ailleurs, les pots d'échappement
"bricolés" génèrent des pétarades
qui gênent, notamment la nuit, des dizaines de milliers de
personnes dans les grandes villes. |